Distrigaime

Dans le cadre du cours C9IF12_D Transmission des connaissances, M. Maynier nous a demandé de réaliser une étude de cas dont la consigne était la suivante:

Une entreprise spécialisée dans la grande distribution souhaite former rapidement des cadres de ses grands magasins à la valorisation des produits du commerce équitable.

L’entreprise dispose de 200 grandes surfaces et souhaite former ses     2 000 cadres qui sont dispersés en France métropolitaine mais également en Europe et Afrique. Le réseau à l’étranger concerne 500 cadres.

En sachant que la direction de l’entreprise souhaite que l’ensemble de leurs cadres soient opérationnels rapidement, imaginez un dispositif de formation à distance qui réponde aux besoins de l’entreprise en mettant en valeur les caractéristiques spécifiques de ce dispositif par rapport à une formation en présentiel.

L’objectif de ce devoir est de mesurer votre capacité à démontrer la pertinence d’un projet de FOAD en tant que réponse à une demande particulière de formation.

J’ai réalisé ce devoir avec la collaboration de Nicolas Fouré et Yasmina Boucekine :

Peggy Heinen – Etude de cas – Transmission des connaissances

TICE, MOOC, FOAD en langues étrangères: projets, usages, limites

Nous organisons notre visioconférence lundi 30 mars de 15h30 à 17h30 heures françaises avec des intervenants professionnels dans l’enseignement des langues étrangères et l’utilisation des TICE.

Vous pouvez vous connecter à ce lien pour suivre la visioconférence en direct et posez vos questions : http://epresence.univ-paris3.fr/2.aspx

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Ma biographie langagière

 

Le chinois

C’est la première langue dont je parlerai, car c’est la langue la plus complexe que je sache parler, celle qui m’a demandé le plus d’efforts et car la Chine est le pays dans lequel je vis aujourd’hui.

J’ai commencé à étudier le chinois à l’université en France. Après 2 ans d’études je suis partie en Chine une année. Cette année à été réellement axée sur l’apprentissage du chinois, ce qui m’a permis de me rendre compte de la place qu’occupait cette langue dans ma mémoire vive, ma mémoire à court terme. En effet, à cette époque là, communiquer en anglais m’était très difficile voir impossible. Les mots me venaient en chinois mais très difficilement en anglais. Pour être capable d’apprendre le chinois il faut y accorder d’une part beaucoup de temps et de motivation, mais également énormément de « place de stockage dans la mémoire ». Du moins d’après mon expérience.

Je suis ensuite rentrée en France et ai eu l’occasion de trouver un emploi dans une école chinoise ce qui m’a permis de continuer à progresser et surtout à ancrer et imprimer des structures de phrases dans ma mémoire à long terme naturellement réemployable aujourd’hui.

Maintenant je parle chinois correctement mais malheureusement je n’ai pas l’occasion de l’utiliser autant que je le voudrais.

L’anglais

L’anglais à toujours été une bataille plutôt douloureuse. C’est assez difficilement compréhensible sachant qu’on est entouré par l’anglais à travers les chansons, les films, les séries,… Je pense que mon appréhension venait de « mauvais souvenirs » liés à mon expérience d’apprentissage.

J’ai vraiment commencé à parler anglais car j’y étais obligé. Après mon premier passage en Chine pour apprendre le chinois je suis revenue dans le cadre de mon travail. Une de mes très proches collègues était anglaise, vivait à côté de chez moi et ne parlait pas du tout chinois. Nous nous sommes très vite rapprochées et avons passé une année à nous serrer les coudes car nous vivions dans une « petite » ville de Chine. Les premiers mois ont été difficiles, elle avait de plus un accent du nord pas simple à comprendre, les moments d’incompréhension étaient bien réels mais les franches rigolades qui s’en suivent l’étaient également. Au fil du temps nous avons appris à nous entendre et j’ai appris à apprivoiser une langue qui me faisait peur. De plus, j’ai à cette époque appris à faire le lien direct entre chinois et anglais et inversement, sans avoir à repasser automatiquement par le français.

Aujourd’hui j’utilise l’anglais dans ma vie quotidienne et tiens facilement une conversation en anglais, bien que, pour en ayant encore fait l’expérience hier, lorsque je suis entourée de natifs, cela devient tout de même difficile de tout saisir.

L’espagnol

L’espagnol était la langue que je parlais le mieux lorsque j’étais encore étudiante, mais l’apprentissage du chinois effacé le lien direct que j’avais aux mots. Aujourd’hui je suis encore capable de parler espagnol mais cela me demande énormément de concentration et surtout beaucoup de temps pour trouver mes mots. Néanmoins je pense qu’avec un peu de pratique je serais capable de communiquer en l’espace de quelques mois. La langue est toujours là, il faut juste y faire appel et réactiver les connaissances. De plus, n’ayant plus la volonté de continuer à progresser en chinois, cela me « libère » pour me remettre à l’espagnol.

Le français

Je vais finir avec ma langue maternelle. En effet, elle est très présente pour moi dans le sens où c’est l’objet de mon travail. Je vis à l’étranger depuis quelques années mais parle français tous les jours. Ainsi je ne pense pas pouvoir un jour « perdre mon français » si je continue la profession qui est la mienne.